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Yumilah Govinden

Comme un photographe, écrivain de lumière, je capture et imprime sur la pellicule de mon existence des paillettes, des impulsions de lumière. Ambition spirituel ou dessein divin, les étiquettes m’importe peu, mon slogan reste le même, l’amour. L’étreinte silencieuse de l’enfant fut une délivrance, un désir irrépressible de frivolité et de liberté. Ma lucidité reste dans l’euphorie de l’acte de création et mon unique moto ressemble étrangement au sutra du cœur, ’au-delà, au-delà toujours au-delà’.
L’amour est lumière, celui qui éclate et qui guide .L’amour est devenu une vibration, une fréquence où tout autre impulsion devient intrus à mon espace. Je n’invite pas l’inspiration, je laisse venir, je laisse grandir jusqu’à ce que le besoin de peindre devient irrépressible. Voilà très longtemps que je n’essaye plus de comprendre, le rationnel me donne la grattelle.
Humaine superficiel ou humaniste lasse du superflu, la nature est source de vie et de régénération, là où je puise ma force vitale. Mon art, mon identité en tant qu’artiste demeure dans sa mouvance. J’essaye de dompter la lumière d’où l’utilisation de paillettes et de strass.
Les arbres me chuchotent les secrets de la guérison de l’âme et l’océan, Gris-Gris, me vague aux confins du cosmos. Je me vois luciole, petite bête fébrile, incapable de ne pas répondre aux élans de son essence ; se jeter dans la lumière et y mourir. Peindre est belle et bien question de survie pour moi, un désir de partager la magie et la beauté de mes instants de vie. Mon travail est une projection de ma relation d’amour avec Maia, la terre mère. Ma peinture est mon savoir être. Des bouts de moi que j’offre pour un amour infiniment grand, celui du rien qui est tout.

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