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Edwin Michel

En 1925, le jeune Edwin Michel (il avait tout juste vingt ans) fait une entrée fracassante en littérature par la publication d’un recueil, Le Sang des rêves, dans lequel il libère le vers des contraintes de la rime et parfois du mètre régulier. Ce qui suscita la réprobation des lettrés attachés à la tradition romantique et à la religion du vers classique. Un second recueil, Lumières (1928), laisse deviner l’influence fraternelle des poètes rencontrés lors d’un séjour à Tananarive (Pierre Camo, Rabearivelo, R.-J. Allain). Edwin Michel n’a livré que les prémices d’une oeuvre : il devait se donner la mort le 26 décembre 1932, à l’âge de 27 ans. Cette mort volontaire et précoce s’inscrit secrètement dans le lyrisme murmuré de ses poèmes : voix d’adolescent, qui dit un désir d’absolu, et qui parfois tremble et se brise.